mercredi 29 mai 2013

Le Challenge des 52 semaines





Un petit challenge qui me tentait bien depuis quelque temps : le challenge des 52 semaines, lancé par LadyScar


Le principe

Les participants disposent d'une liste de 52 mots. A partir de celle-ci, ils doivent lire un ouvrage en lien avec chacun des termes proposés. Le mot doit soit figurer dans le titre, soit être représenté sur la couverture. Et chacun des titres doit appartenir aux genres de l'imaginaire. Echéance du challenge le 29 janvier 2014 (un an après son début, d'où le nom de "52 semaines").


Les niveaux

Excursion (5 livres)
- Expédition (11 livres)
Fusée (18 livres)
Décollage (26 livres)
Exploration (32 livres)
Comète (41 livres)
Voyage intergalactique (47 livres)
Odyssée stellaire (52 livres)

> Je me lance pour l'instant dans le niveau "expédition", quitte à augmenter le niveau en cours de route. 


La liste

Voici la liste des termes choisis par LadyScar :

   1. Un Vaisseau Spatial
   2. Une Planète ou Lune ou Satellite
   3. Un ville de nuit dont on ne voit que les lumières
   4. Un Sabre Laser
   5. Un Bidule technologique futuriste quelconque
   6. Des lunettes de soleil
   7. Une ville futuriste
   8. L'espace
   9. Un ou des robots
  10. Une ville en ruine
  11. Des aliens
  12. Un ou des soleils
  13. Des Bottes
  14. Une épée
  15. Un Cheval
  16. Un Château
  17. Des Montagnes
  18. Une Bougie
  19. Une boîte (type coffre en bois, malle etc...)
  20. Une forêt
  21. Une ville médiéval
  22. Un loup (ou loup-garou)
  23. Des crocs (mais pas un loup ^^)
  24. Un poignard
  25. Un talisman
  26. Du feu ou des Flammes
  27. Une ombre
  28. Des Dinosaures
  29. Une guerre
  30. Un dragon
  31. Un globe lumineux (type boule de cristal, pas un soleil ou un astre)
  32. Des tatouages
  33. Une boule de feu
  34. Une arbalète
  35. Un arc
  36. Une tempête
  37. Une cape ou caban
  38. Des chaînes
  39. Des câbles électriques en tout genre
  40. Un regard méchant/agressif/noir
  41. Un combat
  42. Un voyage dans le temps
  43. Un(e) héro(ïne)s dont les initiales sont J.B.
  44. Des symboles (type cercles entrelacés ou autres)
  45. Des gouttes ou de la pluie
  46. Une planète abîmée ou en morceaux
  47. Une mer ou grande étendue d'eau
  48. Un miroir
  49. Un pont
  50. Une horloge/montre etc
  51. Un paysage ravagé
  52. Une sorcière ou un sorcier


Sur ce, en route pour les étoiles, et bon voyage aux autres participants ;)


dimanche 26 mai 2013

L'Assassin à la fourchette - Thierry Lefèvre


Résumé : Le client qui s'effondre un soir sur son siège est-il victime de sa gourmandise ou d'un piège tendu par le barbu qui a éveillé les soupçons de la Caramote, au musée Grévin ? Thomas, lui, s'interroge sur la canne du maître d'hôtel et sur sa présence dans une étrange boutique du passage Jouffroy.


Avis : Petite plongée dans le domaine de l'hôtellerie. Je ne m'y attendais pas vraiment en commençant cet ouvrage jeunesse, qui traînait depuis des années dans mes étagères (et quand je vous dis des années, c'est au moins dix ans...). 

Alors, que dire de cette aventure policière ? Tout d'abord, qu'il s'agit d'une série. C'est-à-dire que les différents tomes ne se suivent pas, mais les héros sont des héros récurrents. L'Assassin à la fourchette n'est pas la première aventure de Thomas et Emma - dite La Caramote -, nos deux héros. Mais qu'importe, les présentations sont rapidement faites, de telle sorte que le lecteur n'a pas l'impression qu'il a manqué quelque chose. Dans cette aventure, le principal intéressé sera Thomas, élève dans un lycée hôtelier, à ce moment-là en stage dans un restaurant. Le jeune va pratiquement être "harcelé" pendant ses poses par sa jeune amie, Emma, persuadée d'avoir pris en filature un pickpocket meurtrier. 

Avec la ville de Paris comme fond d'aventure, le lecteur déambule avec les deux adolescents dans le musée Grévin à la recherche d'un barbu et d'un petit gros et, comme eux, se mettra à douter, entre les déboires de Thomas au restaurant, et les idées fixes d'Emma : y a-t-il réellement anguille sous roche, ou la jeune héroïne part-elle dans un délire infondé ? Avec talent, l'auteur nous mène en bateau jusqu'au bout, le mystère reste entier jusque dans les dernières pages. La balade dans la capitale est sympathique : bien que je ne sois vraiment pas une grande amoureuse de cette ville, reconnaître les coins et les quartiers visités rend la lecture plaisante et presque ludique. 

Vis-à-vis de l'intrigue policier et de son déroulement, l'auteur se débrouille bien, malgré quelques longueurs. Quant au style, sans m'avoir réellement transcendée, disons qu'il se lit très bien : simple et à portée des jeunes lecteurs, mais cependant ambitieux et pas le moins du monde simpliste. 

Un petit polar à lire s'il vous passe entre les mains, éventuellement à offrir aux jeunes gens de votre entourage.


Appréciation

Sympa

samedi 25 mai 2013

Le Miroir des Alices - Kara


Tome 1 : L'ennemie qui est en moi
Résumé : Pays des Merveilles où tout est possible, le Miroir des Alices est un univers virtuel ou se réfugient les esprits d'hommes et de femmes plongés dans le coma. Echouée dans ce paradis informatique, Alice n'est autre que la romancière ayant inspiré la création de ce monde d'heroic fantasy aux architectures infinies. Pourtant, pour une raison inconnue, Alice décide de fuir son rêve virtuel au péril de sa vie ! Pourchassée par la Gardienne du Miroir de la Reine, seule porte de sortie vers le monde réel, Alice cherchera par-delà les frontières de son monde les réponses qui se trouvent peut-être au plus profond de son cœur...


Avis : Une petite BD qui possède des atouts sur bien des plans. Le premier est sans doute que cette histoire ne dure que le temps de deux tomes. J'ai apprécié les éditions Soleil pendant un temps, mais m'en suis détournée au vu de toutes les séries à rallonge qu'elles proposaient, en plus du prix de leur BD à l'unité, tout de même au-dessus des autres BD. Deux tomes seulement, donc, pour Le Miroir des Alices, ça fait du bien au porte-monnaie. 

Tome 2 : Jusqu'au bout de mon rêve...
Deuxième atout : le graphisme. J'ai beaucoup apprécié la finesse du trait, les détails minutieux de chaque planche, les couleurs. Il émane de tout cela une atmosphère à la fois onirique et inquiétante, planant sur un univers aux architectures absurdes, défiant les lois de la physique. Les personnages et leurs vêtements sont très stylisés et contribuent au charme graphique de cette BD.

Troisième plus, l'histoire et le fond. Les personnages sont attachants. Le mélange de science-fiction, à travers la présence de l'informatique - que j'ai trouvée très intéressante et bien exploitée, et d'une certaine forme de fantasy à travers la magie omniprésente, est réussi. Les éléments inspirés d'Alice au pays des merveilles sont parfaitement incorporés au Miroir des Alices, et l'ensemble donne une impression d'inspiration, non de pompage assumé. Kara a réussi à se ré-approprier les aspects du rêve et de l'inconscient qui m'avaient plus chez Lewis Caroll, mais à sa manière. 

Du point de vue de l'histoire par contre, quelques passages cafouillent un peu. Le graphisme est très au centre, parfois un peu au détriment de la cohésion du récit. J'ai beaucoup apprécié ce dernier, mais ai dû malgré tout relire certains passages qui manquaient un peu de clarté, narrativement parlant. 

Enfin, dernier point favorable à l'auteur : il essaie d'élever le débat. Contrairement à la plupart des BD Soleil, et ce même si j'ai apprécié certaines de leurs séries, Kara tente de faire du Miroir des Alices autre chose qu'un fantasme graphique au coeur duquel priment l'action et l'adrénaline. Certes, j'apprécie les bonnes histoire d'aventure, mais les barbares qui se contentent de foncer dans le tas en explosant tout avec style me sortent par les trous de nez. Ici, Kara, tente quelques début de réflexion sur le rêve et la réalité, sur ce qui fait l'homme, l'humanité. C'est à travers ce point positif que je ferai un des seuls reproches que je trouve à cette BD : les tentatives de réflexion tombent facilement dans une philosophie un peu facile. Pourtant, je le reproche difficilement à l'auteur : d'abord parce que je pense qu'il est difficile de placer quelque réflexion dans une BD sans tomber dans des planches envahies par le texte. Ensuite parce que je croise trop peu de BD qui tentent d'élever un peu le niveau au-dessus d'une simple bonne histoire. Du coup, malgré les couacs, ça passe très bien. 

Au final donc, une bonne petite BD sympa comme tout, avec quelques défauts, mais plaisante à lire. A découvrir si elle vous passe sous la main.


Appréciation

Sympa !

jeudi 23 mai 2013

L'Elue - Lois Lowry


Résumé : Kira est née avec une jambe tordue. La jeune fille a toujours vécu sous la protection de sa mère, mais cette dernière vient de mourir. Aujourd'hui, Kira se retrouve seule dans un monde où les faibles et les infirmes sont impitoyablement éliminés. Dans son village, les femmes se liguent pour la chasser, mais le Conseil des seigneurs s'y oppose. Kira possède un don pour la broderie. Désormais, c'est elle qui sera chargée de restaurer et d'achever la robe sur laquelle est brodée l'histoire de son peuple…


Avis : Le Vallon Fantastique reprend aujourd'hui du service avec un récit jeunesse, L'Elue de Lois Lowry, livre préféré de la jeune personne qui me l'a prêté. Je connaissais l'auteure de nom, et projetais de la découvrir à travers la lecture de Passeuse de rêve, finalement il en aura été autrement. 

Cette lecture a été débutée avec un a priori positif, au vu de tous les éloges lus à propos de l'auteure. Nous plongeons donc dans le monde de Kira, jeune fille handicapée. Le lecteur ne tarde pas à comprendre que l'histoire prend place dans un monde post-apocalyptique. Ce n'est cependant pas le centre du récit : il est précisé que l'on est en présence d'une humanité qui a perdu sa science, son confort, ses villes, mais il ne sera dit ni pourquoi ni comment.Tout l'intérêt de l'intrigue tourne autour du sort de Kira et des compagnons qu'elle va rencontrer : Thomas, le Sculpteur, qui doit restaurer le bâton qui va avec la robe ; le jeune Matt et son chien Branch, sans doute mes deux personnages préférés, de part leur espièglerie ; et la petite Jo. 

A travers ce récit, Lois Lowry réussit à plonger son lecteur dans le monde de la broderie, thème plutôt intéressant, du moins du point de vue de mon expérience de lectrice pour ne l'avoir que très peu rencontré. Mais ce qui fait tout l'intérêt de l'histoire, c'est cette poésie qui s'en dégage à travers tout le champ lexical de la couleur que va déployer l'auteur. Explosion de nuances et de tons, Kira va se mettre en quête du bleu, couleur dont sa communauté semble avoir perdu le secret de fabrication. 

Mené par un style riche, évocateur et coloré - c'est le cas de le dire - , ce récit tient le lecteur jusqu'au bout. Toutes les questions ne sont pas résolues, beaucoup sont laissées en suspens à la fin de l'ouvrage, mais le lecteur n'en tiendra pas rigueur à l'auteur : d'un bout à l'autre, les avancées de Kira pour la restauration de la robe ou ses aventures avec Matt rendent le livre difficile à lâcher. 

En somme, un bon petit roman jeunesse, de qualité, bien écrit, agréable, à la lisière de la SF et du fantastique. Livre à découvrir et à faire découvrir. Il en va de même pour l'auteure.


Appréciation

C'est du bon !