dimanche 13 mai 2012

Cygnis - Vincent Gessler

Résumé : C'est l'histoire de Syn, un trappeur accompagné de son loup au pelage greffé de bandes synthétiques, dans un monde de ruines technologiques. La menace est partout, et une guerre se déclare, mais Syn ne veut plus tuer ses semblables....


Avis : Un bien chouette ouvrage que voilà, agrémenté d'une couverture vraiment jolie (aspect secondaire, certes, mais si le bouquin est bien, et qu'en plus il est beau, c'est le top :p).

Le début de l'histoire est un peu laborieux : le lecteur est parachuté dans un monde dont il ne connaît aucun des tenants et aboutissants, et les paragraphes très contemplatifs qui ouvrent l'histoire n'aident pas à entrer tout de suite dans l'histoire. Cependant, l'histoire prend rapidement son essor, et la plume de Vincent Gessler apparaît vite comme posée, poétique et très évocatrice, et constitue sans aucun doute l'atout majeur de ce livre.

Pour parler plus avant de la trame, l'auteur emmène son lecteur dans un monde de ruines technologiques recouvert par la végétation, dans lequel la race humaine a régressé, c'est rassemblée en ilots de civilisation, et craint les robots laissés à l'abandon par leurs ancêtres. Robots qui alimentent les légendes et autour desquels flotte une aura de mystère.

Plus concrètement, les personnages sont très attachants, fouillés et intéressants à travers les questions qu'ils se posent. En bref, le lecteur n'est pas face à des "coques" de personnages vides, mais découvre rapidement un petit échantillon d'humanité d'une richesse appréciable.

Si la trame générale de l'ouvrage, et notamment la chute de l'histoire ne brillent pas par leur originalité et résultent d'un schéma souvent employé en science-fiction, en revanche, le style de Vincent Gessler est un vrai bonheur. Poétique et cruelle, sa plume emmène le "spectateur" dans un monde dont émane une atmosphère d'ancienneté, de légendes, de mystère. L'aspect "archéologie du futur" est un point réellement appréciable, et le dénouement final, bien que pas extraordinairement original, conclut une jolie histoire, bien ficelée, agréable à suivre et portée par un style d'écriture talentueux.

Sans être LE chef-d'oeuvre à découvrir, Cygnis reste une très belle découverte. Une lecture que je conseille sans hésiter, et un auteur que je pense continuer à suivre :)


Appréciation

Excellent !




samedi 21 avril 2012

Hunger Games - Suzanne Collins

Résumé : Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des Etats-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer aux Hunger Games. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l'épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les "élus" du district numéro Douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée. Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme à Katniss. Calcul ? Tout est possible, et surtout, tout est faussé aux Hunger Games.

Avis : Rendue sceptique par plusieurs lectures de livres considérés comme géniaux, mais qui m'avaient déçue (Le Nom du vent, de Rothfuss, Légende, de Gemmell...), Hunger Games faisait partie de ces bouquins qui m'intriguaient et me rendaient méfiante à la fois. Les opérations marketting de grande ampleur me font généralement fuir, mais, paradoxalement, j'ai souvent envie de lire ces livres dont tout le monde parle histoire de me faire ma propre idée.

Au final, Hunger Games est un ouvrage qui se lit aisément. Le style est fluide, plaisant, et bizarrement, ne m'a pas donné cette impression artificielle que me donnent presque toujours les livres sur-médiatisés. Le vocabulaire est riche, la syntaxe nickelle, et l'ensemble insuffle à l'histoire un aspect tout à fait prenant. Les personnages sont travaillés, et aucun de ceux qui nous est présenté n'est laissé de côté. Chacun a ses défauts, ses qualités, ses questionnements, ses particularités. Des candidats aux Hunger Games jusqu'aux personnes représentant le Capitole, Suzanne Collins offre à ses lecteurs une palette de personnages riche, haute en couleur et très intéressante. Aucun personnage n'est réellement manichéen, et  l'ambiguïté de certains d'entre eux rajoute à la réussite de l'ouvrage. On pensera par exemple à Effie Trinket, à Cinna ou à Caesar Flickerman.

Du côté du déroulement de l'histoire, Suzanne Collins entraîne son lecteur dans une histoire passionnante du début à la fin et qui, contrairement à ce que l'on aurait pu craindre, ne se centre pas sur le spectaculaire des combats et de la mort des candidats. L'auteure prend son temps pour détailler avec talent l'univers des districts et du Capitole, où tout n'est qu'apparence, spectacle et voyeurisme, et poser ses personnages.

Le jeu des Hunger Games est décrit de manière haletante ; le lecteur prend le temps de connaître et de s'attacher - un peu - à chacun des candidats. Certains passages tombent un peu trop dans la facilité : Katniss, l'héroïne, n'est pas amenée à tuer réellement, et quand elle le fait, le lecteur ne saura pas grand-chose de ses états d'âme. De ce côté, le livre manque un peu de profondeur, mais le lecteur le pardonnera facilement à l'auteure, en regard de tout le reste. Le côté "survie" de l'histoire et le jeu de déduction et de ruses dans lequel se lance Katniss, pour s'en sortir et en même temps séduire le public, font partie de ces éléments qui rendent l'ouvrage très difficile à lâcher.

Contrairement à ce à quoi je m'attendais, Hunger Games est un livre jeunesse réussi, qui présente une société du spectacle rongée par le culte de l'apparence, de la distraction et du confort, et qui ne s'attarde pas de manière complaisante sur la mise à mort des personnages. Le style d'écriture est de qualité honorable, et les quelques facilités employées par l'auteure lui seront vite pardonnées. En bref, un livre  prenant et de qualité... que je conseille aux derniers irréductibles ;)


C'est du bon !

La Ballade de Pern - Intégrale 1 - AnneMcCaffrey

Résumé : Des milliers de colons humains ont trouvé refuge sur Pern, une planète très riche semblable à la Terre. Ils souhaitent y créer une société égalitaire et pastorale, et décident de laisser derrière eux toute forme de technologie. Les hommes decouvrent peu à peu qu'ils ne sont pas seuls : sur Pern, vivent de grands lézards qui ressemblent aux dragons des légendes, et des dauphins très intelligents avec lesquels ils vivront en harmonie. Mais après des décennies de vie paisible, les Pernais devront affronter une incroyable menace venue de l'espace : les Fils. Ces filaments tombent du ciel et détruisent tout sur leur passage. Et ce, tous les 150 ans, tel un cycle infernal. Les hommes parviennent alors à chevaucher les dragons pour détruire les Fils.  

Avis : Après un bout de temps à jeter des coups d'oeil intéressés vers la célèbre saga de science-fantasy La Ballade de Pern, j'ai enfin pris le temps de découvrir l'univers d'Anne McCaffrey. Cette intégrale est composée de trois tomes : L'aube des dragons, Les dauphins de Pern et L'oeil du dragon. D'après ce que j'ai pu voir, l'ordre de parution initial des tomes n'est pas respecté, l'éditeur a préféré privilégier un aspect chronologique vis-à-vis de l'univers de Pern. 

Alors, au final, que penser de cette entrée en matière ? En premier lieu, il faut dire que, en regard du renom de cette saga, j'ai été plutôt déçue du voyage. Les trois tomes se résument au récit de l'évolution de la population pernaise. On s'attarde donc sur la manière dont les colons s'installent, sur leur découverte du monde et leur redécouverte de choses oubliées, sur leur avancée dans la colonisation du territoire. Certes, le monde présenté au lecteur est riche, bien imaginé, documenté, les descriptions sont précises et logiques ; Anne McCaffrey décrit à merveille un nouveau monde qui possède ses propres lois, ses espèces, un peuple qui se bat pour s'adapter, avec ingéniosité, à un monde qui se révèle plus hostile qu'ils ne le pensaient. 

Le problème majeur réside dans le fil rouge des trois tomes : dans chacun des trois, aucune véritable intrigue n'est développée. On raconte l'histoire de Pern, et c'est tout. Concernant le premier tome, L'aube des dragons, ce souci passe très bien. L'auteur raconte une installation, la découverte des dragons, les découvertes des colons. Bon. Mais le phénomène se renouvelle également pour les deux tomes suivants. Ce n'est pas inintéressants, mais à la longue - l'intégrale comporte plus de 1200 pages - , ça devient lassant. 

Deuxième souci majeur : le traitement des personnages. Ce même défaut qui m'avait fait ne pas aimer du tout la saga des Hérauts de Valdemar : les gentils sont vertueux, beaux, généreux et j'en passe. Les méchants sont souvent moches, fourbes, sadiques... et surtout, on a l'impression que c'est une tare qui se transmet (on retrouve souvent des méchants dans les descendants des méchants des premiers tomes). Bref, c'est fort ennuyeux,  parce que cette vision totalement simpliste et bien trop tranchée du bien et du mal empêche un vrai développement de la psyché des personnages. Aucun d'eux n'est ambigu, ne se pose de questions sur ses actes. 

Certains personnages censés être adultes ont de vrais comportements de gamins immature, se posent des questions totalement futiles (je me suis fait blesser, c'est ridicule, est-ce que mon conjoint m'aime toujours ?). Et ce sont les dirigeants qui représentent les personnes "censées". Les relations hommes-femmes sont déplorables, on sent parfois des relents paternalistes par vraiment appréciables ; pour exemple, une des femmes dirigeante du roman, Zulaya, n'autorise son conjoint à le devenir que quand il donne une pleine démonstration de sa virilité en la "forçant" à l'embrasser. On se pose également des questions sur les relations des gens involontaire, puisqu'il apparaît que ce sont les couples de dragons qui déterminent des relations entre les maîtres. 

Enfin, certaines idées véhiculées dans le dernier tome, L'oeil du dragon, ne m'ont pas plu du tout et ont achevé de me décourager totalement de poursuivre ma découverte de Pern. En plus de cela, malgré les rééditions dont les tomes de Pern ont sûrement dû faire l'objet, mon ouvrage comportait un nombre non négligeable de coquilles et de tournures syntaxiques bizarres. 

En somme, un livre qui j'ai apprécié uniquement pour l'univers développé, et les aspects "scientifiques" développés par l'auteure. En revanche, les personnages simplistes, les intrigues inexistantes et les idées un peu douteuses ne m'ont pas du tout convaincue. La Ballade de Pern est sans doute très connue, mais j'ai personnellement trouvé l'ensemble très moyen. Divertissant, mais pas indispensable...


Appréciation

Bof...



mercredi 11 avril 2012

Les Ames vagabondes - Stephenie Meyer

Résumé : La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier. L'amour pourra-t-il la sauver ? 


Avis : Un bouquin qui traînait dans mes étagères. Je ne suis pas du tout fan de Twilight, et la perspective de me plonger dans cet ouvrage ne m'enchantait guère. Après que l'on m'ait assuré que Les âmes vagabondes était mieux que la saga sur les vampires du même auteur, et que l'on y trouvait quelques clins d'oeil à des classiques de science-fiction, je l'ai acheté. Encore aujourd'hui, je me demande ce qui m'a pris, sachant que j'avais déjà eu l'occasion malencontreuse de me frotter au "style" de madame Meyer...

Alors certes, objectivement, c'est réellement mieux que Twilight. Le récit reste cul-cul, mais malgré quelques maladresses et passages poussifs, l'histoire se tient, et le style est fluide, plaisant et aisé à suivre. En revanche, on retrouve le même problème que dans de plus en plus de livres, assez exaspérant : il faut expliquer, justifier, tout raconter en long, en large et en travers, des fois que le lecteur serait trop bête pour comprendre certaines choses. Alors certes, il faut développer, pour qu'un univers créé paraisse cohérent, mais tout justifier sans cesse, et ne jamais tenter la subtilité et l'implicite donne un aspect fadasse à beaucoup de récits, dont celui-ci.

Du point de vue du contenu, du scénario, Les Ames vagabondes est très, très light. Les personnages sont sympathiques, mais n'ont pas de réelle profondeur. On a la fougueuse Mélanie, indomptée, la (trop) vertueuse Vagabonde, à la limite de la niaiserie (ceux qui auront lu Twilight reconnaîtront sans doute le même "schéma" de personnage que celui de Bella)... et puis les gentils et les méchants. Oui, c'est rapide, mais malheureusement, c'est aussi tranché dans le bouquin ; aucun personnage n'est ambigu, ne se pose de questions réellement intéressantes. Les gentils sont gentils, les méchants sont méchants, et on s'arrête malheureusement là. L'auteure n'a pas peur des caricatures, tant dans la présentation de ses personnages que dans le déroulement de beaucoup de scènes.

Enfin, dernier grief... le côté science-fiction. Bon, certes, je ne m'attendais pas à de la "vraie" SF, mais à un prétexte pour présenter une romance un peu cul-cul. Ça n'empêche cependant pas d'être déçu : la présentation des différentes planètes visitées par les âmes est plutôt pauvre et peu imaginative. Pour le coup, on tomberait plus dans la fantasy que dans la SF.

Cela dit, ne m'étant pas attendue à grand-chose de très probant, je n'ai pas été déçue à proprement parler. L'histoire se lit sans déplaisir malgré quelques points du récit un peu trop stagnants. Un livre que je ne conseille pas, mais qui tient à peu près la route. A lire quand on n'a pas envie de faire marcher ses neurone...


Appréciation

Bof...

dimanche 4 mars 2012

La Dispersion des ténèbres (Le Livre de Cendres, tome 4) - Mary Gentle

Résumé : Après la mort de Charles le Téméraire, la Bourgogne a désormais une duchesse, dernier rempart contre les Machines sauvages et leur noir dessein. Mais la fin semble proche, et Dijon ne devrait plus tarder à tomber : presque plus de nourriture, quinze mille Wisigoths - et le roi-calife de Carthage en personne ! - aux portes de la ville. Sans l'aide du Golem de pierre, seule une idée désespérée pourra sauver la ville, ou c'en sera finit de l'humanité tout entière. 


Avis : Quatrième et dernier volet du Livre de Cendres, La Dispersion des ténèbres offre au lecteur le dénouement des pérégrinations de notre héroïne mercenaire. C'est avec un plaisir anticipé que l'on se plonge dans ce quatrième tome, puisque c'est ici que les questions trouveront des réponses. 

Nous laissions donc Cendres et Florian, à la fin de l'opus précédent, aux prises avec la noblesse bourguignonne, et apprenions que si Cendres et sa jumelle, la Faris, étaient des "faiseuses de miracles", la lignée des ducs de Bourgogne en était l'antithèse, des "empêcheurs de miracles" maintenant cohérente la réalité. C'est donc à Floria Del Guiz, médecin de guerre de la troupe de Cendres, qu'échoit la lourde de tâche de maintenir la Bourgogne, et par la même occasion, de maintenir la réalité du reste du monde face aux Machines sauvages. Dans ce quatrième tome, le lecteur assiste donc à la lutte acharnée de Cendres et de l'armée de Dijon pour maintenir en vie leur duchesse, et tenter de convaincre les Wisigoths qu'ils mènent une guerre qu'ils ne comprennent pas. 

Avec autant de virtuosité que pour les livres précédents, Mary Gentle, à force de coups d'éclats et de rebondissements royalement maîtrisés, distille au compte-goutte les explications de nombre de questions : pourquoi la Bourgogne ? Quel est le rôle de Cendres ? De Floria ? Que devient la Faris, destituée de son rôle de général par le roi-calife de Carthage, venu en personne ? Que vont devenir Olivier de la Marche, la compagnie du Lion Azur ? Durant tout le siège de Dijon, les passages plus lents sont brillamment articulés à des paragraphes plus spectaculaires (la sortie des Bourguignons, magistralement décrite), faisant progressivement monter la tension, jusqu'à l'apogée des événements. 

Chacune des révélations est amenée avec brio, et titille toujours plus la curiosité du lecteur, qui se demandera plus d'une fois comment se fera la jonction avec les recherches "modernes" de Ratcliff. Jusqu'au bout, l'auteure maintient l'avidité du spectateur... qui sera amplement récompensé par un dénouement de toute beauté, véritablement bien pensé, surtout sur le plan du jeu avec les réalités. Il faudra sans doute s'accrocher un peu pour bien comprendre tous les tenants et aboutissants, mais, comme elle l'a fait tout le long des tomes, c'est avec adresse que Mary Gentle s'en sort : des situations complexes, expliquées subtilement, sans grands paragraphes indigestes, mais exposées petit-à-petit afin de permettre au lecteur de digérer au fur-et-à-mesure et de construire sa représentation des événements. 

En somme, une clôture de l'histoire de Cendres admirablement réussie, et d'une qualité égale aux livres précédents. Le Livres de Cendres est véritablement une saga riche, dense et aboutie. A découvrir absolument !


Appréciation

Coup de coeur

vendredi 10 février 2012

Top Ten (Someday)



En attendant que l'inspiration me vienne pour le tag de Sly (que j'essaie de remplir un peu histoire ne pas le poster presque vide...), le Vallon se met au diapason et se lance lui aussi dans ces fameux Top Ten. Je me suis permise de modifier légèrement le titre : je ne suis pas sûre de tous les faire, et de les faire les mardi à chaque fois (preuve en est de celui-ci).

Brefle. Pour ceux qui comme moi auraient besoin d'une mise à jour des connaissances, d'après ce que j'ai compris, le principe des Top Ten nous vient de nos amis anglo-saxons, et c'est Iani qui lance les thèmes chaque semaine.

Le thème de la semaineVos 10 "méchants", "mauvais" personnages préférés

Thème particulièrement difficile, puisque les livres où la gentillesse ou la méchanceté des personnages sont trop marqués et pas assez nuancés m'insupportent. Mon top 10 sera donc un top 4, et certains personnages seront sans doute difficilement considérés comme "méchants".

1/ Jab Renwick - La première place échoit à un personnage de Jérôme Noirez, que l'on rencontre dans Leçons du monde fluctuant. Elégant, intelligent, fascinant, cynique, gratuitement mauvais... sans pour autant être un méchant à proprement parler. Voilà ce que je retiens de Renwick, né, selon la plume de Noirez, des amours fructueuses d'un prisonnier et de son mur de prison... (en espérant que cela donnera envie à quelques uns de mes lecteurs de découvrir l'auteur, que j'apprécie énormément - et qui a ouvert, à ma grande joie, un blog il y a peu).

2/ Jaime Lannister -- 2/ Sandor Clegane - Une deuxième place ex-aequo pour ces deux personnages : Jaime Lannister et Sandor Clegane. Difficile d'en parler sans faire de spoil, néanmoins je sais à quel point ces deux-là paraissent peu sympathiques au début de la saga Le Trône de Fer. Et je crois que c'est parce que Martin développe merveilleusement bien le côté humain de ses personnages et ne tombe pas dans le manichéisme gratuit que l'on en arrive à les apprécier... Même s'ils sont beaucoup moins gentils que tous les autres.


4/ Les esprits servants de l'Anneau - La quatrième place revient à de vrais méchants, cette fois. Même si encore une fois, la "méchanceté" n'est pas "entière". Des personnages qui m'ont fascinée, il y a dix ans, et qui me continuent à le faire à chaque relecture du Seigneur des Anneaux

Les Machines sauvages (Le Livre de Cendres, tome 3) - Mary Gentle

Résumé : Cendres a réussi à échapper au roi-calife de Carthage et aux Machines sauvages. Malgré tout, la menace pèse toujours sur elle, sur la Bourgogne et sur le reste de la Chrétienté. D'autant qu'à Dijon, la rumeur prétend que le duc Charles est au plus mal. Les Wisigoths, menés par la Faris, vont bientôt venir à bout des remparts de la ville, et la fuite semble à Cendres la seule issue possible. Pourtant, une question continue de hanter la jeune mercenaire : pourquoi la Bourgogne ? 


Avis : Avec un peu de retard, voici un petit compte-rendu de lecture du troisième tome du Livre de Cendres. Le tome 2 laissait le lecteur sur la fuite de Cendres, sur ses retrouvailles avec sa compagnie, et sur sa décision de se séparer temporairement du comte d'Oxford. Ce dernier, suivant le conseil de notre héroïne, se mettant en route afin de demander l'aide des ottomans contre Carthage, et Le Lion Azur montant au nord, afin de récupérer une partie des hommes de la compagnie restés à Dijon. 

Ce tome trois marque donc le retour de Cendres en Bourgogne. Le lecteur y retrouve la Faris, le harif Aldéric, un Wisigoth pas aussi antipathique que les autres, les golems guerriers, et surtout, les murailles de Dijon. Sans réelle surprise, la rédaction de cet ouvrage est d'aussi excellente qualité que les deux autres tomes, même si ce Livre 3 n'est cependant pas exempt d'une ou deux longueurs. Les temps forts sont moins nombreux ; en revanche, l'auteure passe plus de temps à narrer l'organisation de la défense de Dijon, et à présenter les prochains personnages importants : les soldats bourguignons, dont Olivier de la Marche, pour lequel le lecteur se prendre sans doute de sympathie. 

Une fois de plus, les apports historiques de la part de Mary Gentle sont très nombreux, et ajoutent une touche de réalisme à l'histoire, surtout en ce qui concerne la description des conditions de vie durant un siège et des relations entre les différents protagonistes. 

Les coupures marquées par les échanges entre Ratcliff et sa directrice de recherche se font plus rares qu'elles ne l'étaient dans les tomes précédents, mais laissent néanmoins présager, en sus de l'histoire, d'éventuels rebondissements qui feront sans doute frémir le lecteur d'impatience, s'il prête attention à certains détails. 

Notons cependant que, malgré un retour à une histoire plus posée, Les Machines sauvages recèle tout de même quelques surprises, dont une scène de clôture de tome magistrale. Une troisième partie qui ne dépare donc pas les débuts de cette histoire. 


Appréciation

Excellent !

dimanche 29 janvier 2012

La Puissance de Carthage (Le Livre de Cendres, tome 2) - Mary Gentle

Résumé : Prisonnière à Carthage, où le soleil ne brille plus depuis longtemps, Cendres n'a jamais été aussi près du Golem de Pierre. Pourtant, simple esclave, sa vie ne tient plus qu'à un fil. Au plutôt au bon vouloir des amirs wisigoths. Ceux-ci, et leur Faris, ont presque achevé leur croisade contre la Chrétienté et seule la Bourgogne leur résiste encore. Prête à tout pour survivre et retrouver la compagnie du Lion, Cendres découvrira-t-elle le secret de ses voix ?


Avis : Ce deuxième tome du Livre de Cendres s'ouvre sur la captivité de Cendres et narre aux lecteurs sa captivité, ainsi que sa découverte de la capitale wisigothe, Carthage. On y découvre les intrigues politiques des "ennemis de la Chrétienté", et surtout, le fameux Léofric, possesseur du Golem de Pierre et "créateur" de la Faris, le capitaine de l'armée wisigothe, par l'intermédiaire d'un élevage d'esclave.

Le premier tome laissait un peu les lecteurs sur leur fin, en leur proposant une histoire travaillée et de qualité, mais un peu trop statique. Ce deuxième tome, plus dynamique, permet à la tétralogie de prendre son essor, et entraîne le lecteur dans une série d'événements passionnants et cruels. Le devenir de Cendres au sein de la maison Léofric est de plus en plus incertain, et il apparaît que son sort sera également lié aux intrigues politiques des grands seigneurs.

Certaines scènes sont assez dures, et la prose de l'auteure parvient à merveille à plonger le lecteur dans les mêmes affres que Cendres ; la peur et la détresse, le désarroi de trouver des amis chez ses ennemis, l'allégresse des combats. Porté par une plume précise et cultivée, mais également fluide et agréable à suivre, le texte narre les aventures de l'héroïne aux cheveux d'argent avec maestria.

De nouveaux personnages font leur apparition - l'amir Léofric, le harif Aldéric, quelques soldats, des esclaves avec lesquels Cendres va se lier - , on en retrouve, qu'on avait quittés à Auxonne, à la fin du Livre 1. Je ne résiste pas au plaisir de vous révéler que l'on retrouve brièvement le comte d'Oxford, John de Vere, que j'apprécie particulièrement. Et à chaque fois, c'est avec le même plaisir qu'on les suit, chacun avec ses contradictions, ses interrogations, les problèmes liés à sa condition. En parallèle, l'évolution des découvertes de Ratcliff et les déboires qu'il rencontre renforcent encore l'envie d'en savoir plus : on sent qu'il y a anguille sous roche auprès des autorités militaires quant à la découverte de ce pan de notre "histoire" qu'est celui de Cendres, et qui ne devrait pas exister...

Mary Gentle distille avec brio le fruit de ses recherches, sans assommer son lectorat de termes et de précisions historiques. L'ensemble est au contraire intégré au quotidien des personnages, de manière à apporter un vrai plus dans les passages importants - ceux des batailles notamment -, sans donner l'impression d'assister à un cours d'histoire, et les éléments les plus obscurs sont expliqués simplement. C'est avec le même talent que l'auteure met en scène des personnages humains, pas manichéens, gouvernés par leurs émotions, hantés par leurs démons, montrés autant dans leurs aspects les plus crasses que dans leurs aspects victorieux.

En somme, un tome 2 intéressant, dynamique... brillant, qui répondra à quelques unes des questions posées dans le tome 1, mais amènera chez le lecteur - et les héros de ce récit - de nouvelles interrogations. Le premier tome laissait présager d'une bonne saga, le deuxième tome le confirme : Le Livre de Cendres est un récit de très bonne facture, à découvrir de toute urgence !


Appréciation

Coup de coeur

mercredi 18 janvier 2012

La Guerrière oubliée (Le Livre de Cendres, tome 1) - Mary Gentle

Résumé : 1476. Gênes est à feu et à sang. Les Carthaginois et leurs golems maléfiques ont envahi le sud de l'Europe afin de détruire l'empire de Frédéric de Habsbourg. Une nuit éternelle les accompagne. Rien ni personne ne semble en mesure de les arrêter. Pourtant, une femme de dix-neuf ans, capitaine d'une troupe de mercenaires, va se dresser sur la route de l'envahisseur. L'histoire a oublié cette guerrière au visage couturé et aux cheveux trop blonds. Elle s'appelait Cendres, et la légende dit qu'elle était plus farouche que le lion et guidée par la voix d'un saint. 


Avis : Voici venir la critique d'une saga qui m'interpellait depuis longtemps : Le Livre de Cendres, une uchronie basée sur la fin de  notre XVe siècle, et sur laquelle j'avais pu lire des critiques élogieuses. A travers cette histoire, Mary Gentle imagine le travail d'un universitaire, Pierce Ratcliff, qui aurait découvert l'existence d'une guerrière femme oubliée par l'Histoire avec un grand H. Et c'est le travail de cet universitaire que le lecteur est invité à lire. 

La trame du récit prend ainsi pied dans notre histoire réelle, comme toute uchronie qui se respecte, et met en scène une "Europe" envahie par une armée wisigothe, aidée d'une magie ou technologie étrange : les golems. Cendres, capitaine d'une troupe de mercenaire au service de l'empire Habsbourg, va être confrontée à cette armée, et à son chef, qui présente de nombreux et étranges points communs avec elle. Dans cette histoire, l'auteure mêle avec succès une trame de fond historique soignée, travaillée et documentée, et la fiction ; sans cependant tomber dans le rébarbatif. Les quelques mails échangés entre Ratcliff et sa directrice de recherche éclairent avec subtilité le lecteur sur les points qui ne font pas partie de notre histoire, chose nécessaire tant le fil principal est travaillé avec brio.

Les personnages sont tout aussi réussis. Cendres, la femme mercenaire, la chef, confrontée à une société d'homme, un environnement violent, habitée par des voies qui lui indiquent comment agir sur le champ de bataille, possède une réelle présence et un caractère suffisamment frappant pour en faire une "vraie" figure historique. Godfrey, le prêtre informateur, Florian, le chirurgien, Angelotti, le canonnier, ou encore Robert Anselm, le bras droit de Cendres ; sont autant de personnages auxquels l'on s'attache. La troupe des mercenaires et son quotidien contribuent à donner toute sa dimension et sa crédibilité à l'histoire.

Le style traduit lui aussi le travail de l'auteure et la qualité du texte. Véritable instrument, Mary Gentle sait donner à sa plume des tons et des formes différentes pour s'accorder aux différents documents "historique" que Ratcliff traduit peu à peu. Les premières pages sont laborieuses et comme déconnectées du reste de l'ouvrage. Le corps du texte, quant à lui, se lit plus aisément. Efficace, précise, imagée, riche, la prose de Gentle est agréable à découvrir et sert tout à fait l'histoire qu'elle propose à son lecteur, et l'aspect "travail de recherche historique" est exploité avec talent.

Le seul "défaut" - qui n'en est pas vraiment un - du récit restera sans doute sa lenteur. Tout au long du texte, on sent que ce premier tome sert principalement à jeter les bases de ce qui va suivre. Et si c'est avec plaisir que l'on découvre qui est Cendres et dans quel contexte troublé elle va devoir évoluer, on éprouve cependant des difficultés à rentrer totalement dans l'histoire, à s'y investir, à s'y plonger.

Un ouvrage assez particulier donc, mais de réelle qualité. A conseiller aux bons lecteurs, ou en tout cas, à ceux qui n'ont pas trop peur de se lancer dans un premier tome un peu lent.


Appréciation

Excellent !


mardi 17 janvier 2012

Challenge 12 mois = 12 livres



Un nouveau challenge engagé pour cette année. Il s'agit du livre 12 mois = 12 livres, imaginé par l'équipe de La Magye des mots. Il convient de lire, pendant le mois concerné, un livre en rapport avec le thème qui lui correspond. Nous aurons donc lire des ouvrages en rapport avec :


Janvier - Hiver (facultatif)
Février - Amour
Mars - Les changements
Avril - Tout pour la liberté
Mai - Une couverture printanière (fleur, couleur verte, arbre...)
Juin - Découverte d'une nouvelle saga
Juillet - Les enfants
Août - Les vacances
Septembre - Titre d'un livre commençant par R
Octobre - Halloween
Novembre - Titre d'un livre commençant par la lettre N
Décembre - Thème libre


La liste peut être faite au fur et à mesure ; en ce qui concerne le Vallon, le livre à venir pour le challenge sera annoncé à la fin du mois précédent dans le menu de droite.

vendredi 6 janvier 2012

En des lieux obscurs (Phaenomen tome 3) - Erik L'Homme

Résumé : Ils ont fui la clinique où ils étaient enfermés. Ils ont échappé aux tueurs à gages lancés à leur poursuite et semé la panique au sein d'organisations aussi puissantes que mystérieuses. En cherchant à savoir qui ils sont vraiment, ces quatre adolescents hors normes ont déjà dérangé l'ordre du monde. Mais, pour eux, l'heure est venue de découvrir le secret le mieux gardé de l'histoire de l'humanité. L'inimaginable est là, au bout du chemin, en des lieux obscurs. 


Avis : Profitons de l'élan initial, et bouclons la saga. Voici donc la dernière chronique, sur le tome trois de la série Phaenomen, écrite par Eric L'Homme. Je vous avait quittés, lors de la critique du précédent volume, sur une pointe de déception. On ne peut malheureusement pas vraiment dire que ce dernier opus aura ravivé mon intérêt. 

Dans le tome 2, le lecteur avait ainsi quitté Claire, Violaine, Nicolas et Arthur au Chili, après la découverte d'un coffre templier apparemment vide, et la lecture d'une lettre les orientant vers l'organisation secrète des Majestic, et surtout, vers une nouvelle destination : les Philippines. Et ce en compagnie d'un nouvel ami: Goodfellow, sauvé des mains des méchants par une entité inconnue. Si le tome 2 restait agréable à lire malgré pas mal de facilités, ce tome 3 donne à l'histoire une impression d'improbabilité plus grande encore. Les désormais cinq protagonistes, recherchés de tous côtés, parviennent une fois de plus à glisser entre les mailles du filet et à rejoindre les Philippines. 

Les coupures multiples, pour suivre le petit groupe, puis une association secrète, puis une autre, puis Clarence, puis untel autre, et qui étaient dosées relativement correctement dans le tome 2, deviennent dans ce tome 3 assez insupportables et trop fréquentes pour que l'attention puisse se concentrer sur l'histoire des héros. Un peu comme une sorte de zapping perpétuel et fatigant, auquel s'ajoute à chaque fin de chapitre un texte plus ou moins long sur un peu tout et n'importe quoi (la video-surveillance, des préceptes, les complots...), pas forcément inintéressants mais, au bout d'un moment, un peu lassants.

Les découvertes faites par nos héros ne contribuent pas non plus à relever l'intérêt du lecteur pour l'histoire. Le thème des Templiers passait encore, bien qu'un peu capillotracté. Mais rajouter en plus des complots dans tous les sens au point que l'on ne comprenne plus qui a fait quoi et qui est qui, une histoire de monde parallèle, une porte vers l'enfer et le paradis, perdue puis retrouvée et à laquelle manque une clé, des dragons et j'en passe ont sans doute été les gouttes de trop. Au tout début de l'histoire, les explications étaient plutôt cohérentes, intéressantes et donnaient envie d'en savoir plus. Mais plus le récit avançait, plus j'ai eu l'impression d'avoir plongé dans un noeud d'embrouilles de plus en plus incohérent et moyennement maîtrisé. Les idées de départ étaient intéressantes, mais elles n'ont pas forcément été très bien exploitées. En plus de certains éléments dont on ne comprendra pas vraiment le sens et l'utilité : les titres de chapitres en latin (à par que ça fait plus mystérieux, secret, occulte, mais le procédé est tout de même assez moyen...).

La facilité de nos héros à avancer dans leur enquête est, de fait, de plus en plus déconcertante, les rebondissements sont de moins en moins intéressants, les liens entre Nicolas, Violaine, Claire et Arthur bizarres et sans vraiment d'explication plausible. Le seul personnage auquel j'aurai réussi à accrocher est Clarence. L'aboutissement de l'histoire, quant à lui, n'est pas vraiment surprenant. Un peu foutraque quoiqu'un peu plus relevé que ce qui aura précédé, mais sans nécessairement parvenir à laisser le lecteur sur une note positive. La plume d'Erik L'Homme reste pourtant fluide et facile à lire, mais manque à certains moments d'un quelque chose qui aurait pu malgré tout entraîner les lecteurs dans le trip. 

En somme, une trilogie qui avait sympathiquement commencé mais qui se termine, en ce qui me concerne, par une grosse déception. Peut-être d'autant plus marquée qu'elle contraste avec d'autres lectures que j'avais énormément appréciées de cet auteur et que je conseillerais plus que la présente saga : Le Livre des étoiles et Les Maîtres des Brisants. Quoiqu'il en soit, des ratés, ça arrive à tous (sans compter la part de subjectivité inévitable de cette critique), j'espère juste que ma lecture de A comme association sera plus enthousiaste ;)


Appréciation :
Bof...

Plus près du secret (Phænomen, tome 2) - Erik L'Homme

Résumé : Handicaps ? Pouvoirs surnaturels ? Les troubles dont souffrent Violaine, Claire, Nicolas et Arthur en ont fait des marginaux. Persuadés qu'il existe un lien entre leur état et l'existence d'une vie extraterrestre, ils mènent l'enquête de Londres jusqu'en Patagonie. Mais quels intérêts supérieurs menacent-ils ? Quelle est cette mystérieuse organisation qui lance contre eux ses tueurs à gages ? Les quatre adolescents vont l'apprendre à leurs dépens : plus près du secret, c'est aussi plus près du danger... 


Avis : Me revoilà plongée dans la saga, que j'avais laissée en repos quelque temps. Après ma lecture enthousiaste du tome 1, je me suis donc plongée dans le tome suivant, Plus près du secret. Un tome qui m'a plus, mais que j'ai trouvé légèrement en deçà du tome précédent.

Le lecteur retrouve donc Nicolas, Violaine, Claire et Arthur, qui vivent dans les sous-sols de Paris et cherchent désormais à trouver pourquoi les événements survenus sur la Lune sont si importants, et surtout, se cherchent eux-mêmes, à comprendre qui ils sont et d'où proviennent leurs pouvoirs. Si le style de l'auteur est toujours aussi fluide et agréable à lire, la trame, en revanche, comporte divers points qui laissent plutôt sceptique. Le lecteur suit donc les aventures des enfants, qui vont trouver le moyen d'aller en Angleterre interroger un vieil homme, soit, pourquoi pas. Puis, les 4 enfants vont partie pour le Chili, à la poursuite d'un improbable secret templier (la piste leur aura été fournie par le vieil homme).

Là, il faut dire que les choses prennent une tournure un peu moins crédible. Quatre mômes paumés et recherchés prennent l'avion pour un voyage outre-atlantique passe déjà un peu moyennement à mes yeux. Erik L'Homme tourne certes les choses de manière crédible, mais on est en droit de rester dubitatif. Mais le plus décevant restera sans doute l'apparition desdits templiers, d'une théorie du complot et d'agences américaines "méga-secrètes" assez peu crédibles, et surtout, un peu "too much".

En dehors de la trame qui se délite, le lecteur aura tout de même le plaisir de retrouver Clarence, un mercenaire dont on ne comprend pas très bien d'où il tient ses ordres, mais qui semble protéger de loin les quatre enfants. Le personnage est bien construit, charismatique, et le lecteur prendra plaisir à le retrouver. En revanche, à nouveau, quelques petits problèmes surgissent au niveau du comportement des enfants, et surtout de Violaine et de ses sautes d'humeur, vraisemblablement liées à son pouvoir ; explication qui une fois de plus, n'aura pas vraiment convaincu votre humble chroniqueuse.

En somme, l'histoire tient plus ou moins la route, les personnages sont plus ou moins crédibles. Il n'y a certes pas de réelle déception à la lecture de ce deuxième tome, en revanche, il y a ce que j'appelle de trop nombreux "claquements de doigts narratifs". Les rebondissements maintiennent l'attention du lecteur et l'histoire est plaisante, mais dans l'ensemble, plus on avance dans l'histoire, plus on a l'impression que ce qui donne à la trame de base sa crédibilité se délite peu à peu.


Appréciation :
Sympa